Archives pour la catégorie “Historique du crédit”

Le crédit est parfois montré du doigt comme un mal de notre époque : incitation au surendettement, appauvrissement des foyers…On donne parfois mauvaise presse au crédit, pour des raisons parfois infondées.

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Afin d’éviter les idées reçues sur le crédit à la consommation, Finaref a cherché des chiffres concrets. Dérogeant à la rumeur selon laquelle les crédits entraînent des impayés, il se trouve que 90% des crédits se déroulent sans incident de paiement. Et 80% de ces incidents sont résolus sous 2 mois !
Indication les sources des références chiffrées ci-dessus…

La France est un pays particulier où l’endettement moyen par foyer se trouve très souvent bien au-dessous des moyennes européennes. Moins emprunteurs que les Anglais ou les Norvégiens, les Français sont prudents et n’empruntent que lorsqu’ils sont sûrs de leur projet à financer et que la nécessité du crédit est évidente. De plus, le crédit est souvent à l’origine de projets multiples : achat de propriété, véhicule ou équipements basse consommation. C’est également une solution en cas d’imprévus, qu’il s’agisse d’événements familiaux ou d’accidents de la vie.

Le système monétaire a très tôt connu l’apparition des prêts et emprunts. L’argent est arrivé comme donnant droit aux services d’autrui : contre paiement, on pouvait obtenir les fruits du travail de quelqu’un, et il pouvait lui-même ensuite payer la production d’autres travailleurs : l’argent est devenu le garant d’une confiance mutuelle entre les citoyens. Aujourd’hui, lorsque l’on souscrit un crédit, c’est cette même confiance qui prévaut. Donner « crédit » à quelqu’un, c’est croire en lui, s’engager à ses côtés dans un projet. Lorsqu’ un crédit est fourni, c’est dans le but de contribuer à sa réalisation. Les banques françaises ont accordé leurs tout premiers prêts au XIXe siècle, afin d’aider l’industrie à se développer.

Aujourd’hui, temps des crédits en ligne, de la réserve de crédit, des prêts amortissables et du regroupement de crédits, les nombreux types d’offres peuvent porter à confusion et générer des doutes. C’est pourquoi l’information est au cœur de toute démarche d’emprunt. Pour échapper aux stéréotypes, et gérer son financement en toute clarté.

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Les intérêts se définissent comme le coût d’un emprunt. C’est la somme reçue par l’organisme prêteur, en tant que rémunération du prêt. On retrouve cette notion dans le crédit, où le consommateur verse des intérêts à l’établissement financier, mais aussi dans l’épargne, où la banque verse des intérêts aux personnes qui y déposent leur argent.

Les intérêts versés pour un emprunt sont proportionnels à sa durée, selon un pourcentage annuel appelé le taux d’intérêt – lui-même fixe ou variable. Dans le cadre d’un crédit, les intérêts sont la plupart du temps compris dans les mensualités. En France, le taux d’intérêt est plafonné nationalement par le taux d’ « usure ». Les seuils d’usure sont publiés par la Banque de France.

Mais les choses n’ont pas toujours été aussi organisées qu’aujourd’hui. D’abord, la Bible a longtemps interdit le prêt d’argent avec intérêts. Ainsi, même dans la Rome Antique qui l’autorisait, la religion imposait toujours son refus. A tel point que cette conception du prêt sans intérêts a perduré de manière laïque sous le régime de Charlemagne. En Orient, la situation est longtemps la même. Le Coran interdit très clairement le commerce et les emprunts avec intérêts. D’un point de vue religieux, si un individu prête à un autre, il ne doit rien espérer en retour. Mais les choses changent avec le développement du commerce.
Lorsqu’au XIVe siècle apparaissent les lettres de change, on connait les premiers échanges en monnaie papier. Sorte de chèque primitif, la lettre de change permet à un débiteur de payer pour un bien ou service, en permettant à son créancier de récupérer son dû auprès de la banque. Le commerce favorise la familiarisation avec l’idée de prêt financier ; on comprend mieux l’idée de paiement en différé, ainsi que la notion de prise de risque. Le point de vue moral sur l’argent évolue, et s’adapte aux besoins d’un nouveau système commercial. Lors de la Réforme protestante, la notion de prêt à intérêt est à nouveau soulevée, afin de la faire accepter par les autorités. En France, il est rendu licite lors de la Révolution, puis en 1917, le Vatican l’approuve officiellement.

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